L'organisation du Tour de France s'exprime sur l'affaire Froome

Malik Hadrich
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L'organisation du Tour de France s'exprime sur l'affaire Froome
Photo: © photonews

L'affaire Chris Froome connaît un dénouement inattendu. Le cycliste britannique avait été contrôlé positif au salbutamol lors du Tour d'Espagne 2017. Depuis, aucun jugement n'avait été prononcé et l'organisation du Tour de France ne souhaitait pas l'accueillir. Mais Froome vient d'être blanchi...

L'organisateur du Tour de France Christian Prud'homme va finalement accepter que Chris Froome prenne le départ de la Grand Boucle : "On était dans l'attente d'une décision, il est relaxé. Quand on nous dit qu'il n'a rien fait, on ne va pas continuer. Surtout après neuf mois d'étude du cas par les meilleurs experts.

Il est vraiment dommage que la décision arrive si tard, surtout au lendemain de la fuite dans les médias de notre récusation. Mais c'est parce que nous n'avions pas de réponse dans les premiers jours de juin et que le président de l'UCI était pessimiste sur la possibilité d'en avoir une avant le départ que nous avons décidé, il y a trois semaines, de procéder à la récusation. Nous ne l'avons pas fait savoir pour ne pas jeter de l'huile sur le feu dans un climat où l'on sentait monter l'hostilité. Une indiscrétion a fait que ça s'est su."

Il a réagi au jugement qui a innocenté le coureur britannique de son accusation de dopage pour le compte de l'AFP : "Nous n'avons pas accès au fond. Nous n'avons pas à nous prononcer là-dessus. Mais j'ai envie de dire: quel gâchis ! Tout ça pour ça ! Dès le départ, je me suis exprimé en tant que directeur du Tour et aussi président de l'association des organisateurs. Nous n'avons cessé de dire qu'il nous fallait une réponse, nous l'avons."

Modifications

Le Français souhaite également que des modifications soient opérées pour éviter pareille cacophonie à l'avenir : "Il faut que le règlement change, il est adapté au sens juridique mais pas à l'attente générale. Dans pareil cas, il faut une suspension provisoire sans préjuger de la culpabilité, afin d'éviter d'entretenir les doutes et la suspicion. Des mesures très importantes ont été prises par l'UCI du président David Lappartient, sur le Tramadol qui va être interdit et les corticoïdes. Il faut aller plus loin."

L'avenir nous dira si cet appel sera entendu.

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