Edito Les critériums d'après-Tour : plus pour le spectacle et l'argent que pour l'enjeu
Edouard Maréchal
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Les critériums d'après-Tour sont un bonus financier pour les plus gros coureurs

Les critériums d'après-Tour : plus pour le spectacle et l'argent que pour l'enjeu
Photo: © photonews

Il n'y a pas de réel enjeu sportif lors des critériums qui surviennent au lendemain du Tour de France. Les coureurs sont plus là pour parader.

Les critériums d'après-Tour de France sont nombreux (Alors, Lisieux, Roulers ou encore "Huit de Chaam") mais l'importance accordée à ces courses n'est pas vraiment sportive. En effet, les coureurs(à l'image d'Egan Bernal, vainqueur du Tour 2019) viennent généralement parader comme des stars hollywoodiennes sur les routes après avoir enduré trois semaines infernales sur le parcours de la Grande Boucle.

L'idée n'est pas de tirer à boulets rouges sur les coureurs mais bien de rappeler l'enjeu principal derrière ces critériums. En effet, au-delà de l'aspect sportif, il faut mettre en avant le financier. La participation d'un grand coureur (comme Bernal, Froome, Thomas ou encore Sagan) peut lui rapporter une jolie somme : entre 30.000 et 60.000 euros (la somme reçue par le vainqueur du Tour 2019 pour sa participation à Alost).

Une tradition qui s'essouffle

Force est de constater que les personnes viennent surtout à assister à ces courses pour avoir le prestige de voir des coureurs qui ont parcouru plus de 3.000km pendant trois semaines. En témoigne les chiffres à Alost : près de 50.000 personnes ont fait le déplacement pour voir Bernal (fatigué par la fête post-victoire du Tour) et la victoire de Remco Evenepoel au sprint.

Même si le public est au rendez-vous, les critériums d'après-Tour sont moins nombreux qu'il y a 30 ans et sont de plus en plus régionaux. La difficulté de trouver des sponsors et de l'argent aura peut-être raison des plus petites courses.

Il est bon de souligner que les sommes perçues par les coureurs sont différentes en fonction du "statut" de ces derniers. En effet, des équipiers ne reçoivent par le même chèque d'un leader d'équipe ou que le vainqueur de la Grande Boucle. 

Pour relativiser et également comprendre la participation de ces coureurs à des critériums d'après-Tour : le vainqueur du Tour touche 500.000 euros et ses sommes diminuent en fonction du classement. Le vainqueur de Roland-Garros touche 2,3 millions d'euros. On ne va pas leur en vouloir d'arrondir leurs fins de mois.

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