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Open d'Australie: des énormes chocs dès le premier tour? Les cinq 'mastodontes' à éviter

Open d'Australie: des énormes chocs dès le premier tour? Les cinq 'mastodontes' à éviter

Cette année, sans doute plus que jamais, le tirage au sort de l'Open d'Australie pourrait réserver aux meilleurs joueurs du monde des premiers tours particulièrement corsés.

Anciens vainqueur, finaliste ou demi-finaliste en Australie: cinq joueurs font véritablement office d'épouvantail à la veille du tirage au sort qui aura lieu jeudi. Ils ne sont pas têtes de série et pourraient donc croiser, dès le premier tour, des Nadal, Djokovic, Federer ou autres et nous offrir des chocs de choix dès le début du tournoi. Passage en revue, pas forcément exhaustif, de ces joueurs qui font peur à toutes les têtes de série.  

Andy Murray 

En délicatesse avec sa hanche depuis plus d'un an, Andy Murray peine à retrouver sa condition physique et un classement digne de son talent. Mais que sa 230e place au ranking mondial ne gruge personne: l'Ecossais, ancien numéro 1 mondial, reste un formidable combattant. Et Melbourne est une terre qui lui réussit bien. Si, curieusement, il n'y a jamais gagné, c'est là qu'il a disputé le plus de finales majeures: cinq. 

Le choc qui ne ferait vibrer: Djokovic-Murray. Parce que ces deux-là ont grandi ensemble sur le circuit, parce qu'ils ont été les deux premiers à contester la suprématie du duo Nadal-Federer ou encore parce qu'ils se sont affrontés à... sept reprises en finale de Grand Chelem (dont quatre à Melbourne). Un duel entre le Serbe et l'Ecossais, deux très grands joueurs au mental d'acier, aurait une saveur particulière à Melbourne. 

Stan Wawrinka

Et oui, il y a même un ancien vainqueur de l'Open d'Australie parmi les non-têtes de série. Pour Wawrinka, comme pour Murray, c'est le physique qui pose problème. Mais le Suisse, qui avait remporté l'Australian en dominant Djokovic puis Nadal (en 2014) a prouvé la semaine dernière à Doha qu'il retrouvait la forme. Il n'a été vaincu que par Roberto Bautista-Agut, futur vainqueur du tournoi. Et lui aussi aime briller en Australie. 

Le choc qui nous ferait vibrer: Federer-Wawrinka. Parce que Wawrinka a toujours eu ce petit complexe d'infériorité face à son aîné. Parce que l'on retrouverait face à face deux des meilleurs revers à une main du circuit. Parce qu'un Federer-Wawrinka n'est jamais un match comme un autre... 

Jo-Wilfried Tsonga: 

Le Français a lui aussi connu une année 2018 cauchemardesque. Retombé au-delà de la 200e place mondiale, Tsonga a entamé sa lente remontée vers les sommets la semaine dernière, en atteignant les demi-finales du tournoi de Brisbane. Avec ce qu'il a montré en ce début de saison, il peut gêner n'importe quelle tête de série à Melbourne. Et c'est justement en Australie qu'il a atteint l'unique finale majeure de sa carrière. 

Le choc qui nous ferait vibrer: Goffin-Tsonga. Parce que David Goffin a lui aussi besoin de confiance et de se tester et parce qu'on n'a pas oublié le premier set dantesque disputé par les deux hommes en finale de la Coupe Davis 2017 à Lille. 

Tomas Berdych:

Tomas Berdych pas tête de série en Grand Chelem? Une anomalie. Il faut remonter à 2005 pour voir ça! C'est dire la régularité du Tchèque au plus haut niveau. Mais l'an dernier, il a dû mettre fin à sa saison en juin et il en paie les conséquences cette année. Finaliste pour son retour à Doha, Berdych a prouvé qu'il était très proche de son meilleur niveau.

En Australie, c'est un habitué de la deuxième semaine: il n'a manqué les quarts de finale qu'une seule fois depuis 2010. Et encore, c'est parce qu'il avait croisé sur sa route Federer, alors retombé à la 17e place mondiale et futur vainqueur du tournoi, dès le troisième tour. Et si c'était à son tour de jouer les trouble-fêtes? 

Le choc qui nous ferait vibrer: Nadal-Berdych. Parce que Berdych a toujours eu du mal contre les meilleurs joueurs du monde, mais que c'est en Australie qu'il a battu Nadal pour la seule fois de sa carrière en Grand Chelem. Et parce qu'on saurait directement où en est Rafael Nadal qui n'a plus joué de match officiel depuis l'US Open. 

Nick Kyrgios:

Beaucoup plus jeune et moins régulier que les quatre monstres ci-dessus, Nick Kyrgios n'a encore jamais véritablement brillé à domicile. Mais son tennis fougueux, sa capacité à se transcender et le toujours très chaud public australien en feront un redoutable adversaire, capable de prendre la mesure de n'importe qui sur le circuit... s'il est concentré et appliqué, ce qui n'est malheureusement pas toujours le cas. 

Le choc qui nous ferait vibrer: Zverev-Kyrgios. Parce que ce serait une opposition de style entre deux des énormes cogneurs. Parce que s'ils n'ont pas tout à fait le même âge (Kyrgios a 23 ans, Zverev 21), ils sont sont considérés comme les deux joueurs les plus talentueux de la nouvelle génération. 

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