Toma Nikiforov se confie après son opération : "Mes muscles fondent..."

Alexandre Fiammetti
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Toma Nikiforov se confie après son opération : "Mes muscles fondent..."
Photo: © photonews

Victime d'une déchirure du ligament croisé du genou droit à Budapest le 12 août, le Bruxellois a été opéré le 24 août. Une intervention délicate qui est déjà la septième de sa carrière, à seulement... 25 ans.

Toma Nikiforov s'est confié à nos confrères de la DH sur son opération et sa rééducation qui le tiennent éloigné des tatamis.

Comment se sent le Belge de 25 ans ? "Mieux ! Mais je fonds. Ou plutôt mes muscles fondent… C’est incroyable ce que j’ai déjà perdu ! En principe, j’en avais pour deux semaines de béquilles et six d’attelle. J’ai un rendez-vous de contrôle ce jeudi. À la sortie, je devrais pouvoir marcher sans béquilles, ce qui sera la première étape de ma revalidation. J’attends aussi avec impatience de pouvoir retravailler le haut du corps, histoire de ne pas trop perdre" explique Nikiforov.

Le Bruxellois a vécu une année faite de hauts et de bas. "Oui ! Je me serais bien passé de l’opération… C’est vrai, ce titre de champion d’Europe est gravé dans ma mémoire. Mais j’espérais enchaîner avec le monde, moi ! Quant au Van Damme, j’ai beaucoup apprécié la communion avec le public. C’était génial ! Mais, c’était aussi la première fois depuis l’opération, une semaine avant, que je me retrouvais si longtemps debout. Une fois le tour d’honneur terminé, j’ai encore tenu quarante minutes. Puis, je suis rentré pour me coucher. Je n’en pouvais plus" souligne-t-il.

Le judo lui manque. "Tout me manque ! Sauf le régime… Attention : je ne mange pas n’importe quoi ! Alors, oui, le judo me manque terriblement. Pouvoir m’entraîner normalement parce que, depuis quelque temps, j’avais mal au genou. Je pense que la blessure était latente, mais personne ne s’est rendu compte de la gravité. Les judokas sont des durs au mal, mais l’oublient avec la victoire, la médaille, comme moi à Tel Aviv. Oui, tout me manque : le groupe, l’ambiance, mon collègue Sami. Et puis, j’avais très envie de combattre au Mondial de Bakou parce que c’est là que j’ai décroché ma première médaille, en 2015, lors des Jeux Européens."

Cette blessure a-t-elle un impact dans sa vie quotidienne ? "Euh oui… D’abord, parce que j’habite au quatrième étage ! Mais je le prends comme un bon exercice. Sinon, je ne peux pas bouger et répondre favorablement à mes potes qui m’invitent à manger ou, simplement, à boire un verre. Je suis aujourd’hui tout ce que je ne suis pas habituellement : calme ! Il n’y a que mon portefeuille qui ne se plaint pas…"

Nikiforov donne la date de son retour. "Rendez-vous quand je serai prêt à 100 % !"

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